Jonathan Kienzlen : « Valérie Pécresse, on l’entend pas quand elle s’allie aux extrémistes ultra-cathos de Sens Commun »

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INTERVIEW / PODCAST - Le conseiller régional d'Île-de-France et membre du Parti socialiste, Jonathan Kienzlen, était l'invité de Féquence ESJ mardi 22 juin. Il a rebondi sur les propos de la présidente sortante de sa région, Valérie Pécresse, qui s'attaque  à “cette gauche extrême” qui lui fait face au second tour. Candidat sur cette liste commune de gauche, menée par Julien Bayou, Jonathan Kienzlen l’accuse de ne pas croire “un seul mot de ce qu’elle raconte”.

Face à nous”, déclarait Valérie Pécresse dimanche 20 juin, “nous trouverons une coalition d’une gauche radicale, qui inclue l’extrême gauche de M. Mélenchon”. Une gauche qui, expliquait-elle, “a perdu sa boussole républicaine”, suite au premier tour des élections régionales. Pour le moment, la présidente sortante d'Île-de-France est largement en tête avec 36, 18% des voix. Le parti socialiste, emmené par Audrey Pulvar et arrivé quatrième avec 11,07% des voix, s'est rallié à Julien Bayou, tête de liste Europe Ecologie Les Verts, et à ses 12, 97% de voix. Une union de la Gauche qui comprend aussi Clémentine Autin, candidate La France Insoumise.

“Moi je laisse Valérie Pécresse à ses fantasmes”

“Je pense que Valérie Pécresse ne croit pas un mot de ce qu’elle raconte”, explique Jonathan Kienzlen. Pour le conseiller régional et candidat socialiste sur la liste commune de gauche, “il n’y a pas de risque du Rassemblement National en Île-de-France donc Valérie Pécresse s’est dit que le seul risque, c’était la gauche et donc qu’elle allait caricaturer la gauche.” Pour le candidat, “ce sont les fantasmes de Valérie Pécresse. Moi, je la laisse à ses fantasmes”. “On ne l’entend pas quand elle s’allie aux extrémistes ultra-catho de Sens Commun !”, fustige le candidat socialiste. “Là, ça ne la dérange pas !”. 

La présidente sortante avait été pointée du doigt pour ses rapprochements avec le mouvement ultra-conservateur, anti-IVG et contre le mariage pour tous. L’opposition de gauche au conseil régional l’avait même accusée en 2018 de subventionner des associations proches de Sens Commun à hauteur de 250 000 euros. En mai dernier, le candidat LREM en Île-de-France, Laurent Saint-Martin, accusait lui aussi Valérie Pécresse d’avoir “gouverné (la région) pendant cinq ans avec Sens Commun”.

“Nous avons réussi à trouver un chemin d’entente”

Malgré des difficultés initiales, les trois têtes de listes de la gauche se sont rassemblées pour arracher l’Île-de-France à la présidente sortante. “Nous avons des différences sur certains points du programme”, reconnaît Jonathan Kienzlen. Mais “nous avons réussi à trouver un chemin d’entente pour ce second tour.” Le conseiller régional se montre donc confiant pour le second tour des élections régionales dimanche 27 juin. “Nous sommes en capacité de tutoyer le score de Valérie Pécresse. Nous sommes en capacité, par cette union, de remporter cette région.” assure-t-il. 

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Photo : LDD

 

 

 

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