Union de la Gauche : “Certainement pas” derrière Anne Hidalgo pour Ugo Bernalicis

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INTERVIEW / VIDEO - Le député La France Insoumise Ugo Bernalicis ne veut pas d’une candidature commune derrière la maire de Paris Anne Hidalgo (PS). Il s’est exprimé mardi 13 avril, dans “20h, l’invité”, sur l’union des gauches voulu par plusieurs responsables politiques. Une union possible seulement “derrière Mélenchon”, pour l’insoumis.

Vous pensez que l’union, c’est la victoire et la désunion, c’est la défaite”, fustige le député du Nord. “François Mitterrand, quand il gagne en 1981, il n’y a pas d’union de la gauche”, rappelle-t-il. De même qu’en 2012, avec “François Hollande face à Nicolas Sarkozy : pas d’union de la gauche.” Ugo Bernalicis ne s'est pas montré très convaincu, sur Fréquence ESJ, de la nécessité de cette union, voulue notamment pas l'écologiste Yannick Jadot. Pourtant, le député La France Insoumise se dit prêt à s’entendre avec les autres têtes de files de la gauche pour remporter la présidentielle de 2022. Mais à une condition : “derrière Mélenchon”.

Une union derrière Anne Hidalgo : “Certainement pas !

Pour les élections régionales, Ugo Bernalicis, anciennement tête de liste dans les Hauts-de-France, rappelle que La France Insoumise a été le seul parti de gauche “à tendre la main aux partis à la gauche du PS” afin de proposer un programme commun. Le Parti socialiste, lui, n’est plus légitime selon Ugo Bernalicis. Il refuse d’ailleurs catégoriquement de parler d’alliance avec Anne Hidalgo. “Certainement pas !”, s’exclamme le député, lorsqu'on lui pose la question. La raison ? La maire de Paris est “pour la loi sécurité globale et son article 24”, jugée liberticide par ses détracteurs dont Ugo Bernalicis. Une “raison de plus pour ne pas être d’accord avec elle.” Il ajoute : “Je ne suis pas prêt à renier mes convictions politiques pour me mettre avec des sociaux-démocrates, voire des sociaux libéraux qui ne sont pas très au clair sur la question des libertés fondamentales”.

Mélenchon est le mieux placé pour l’instant

À coup de sondages, Ugo Bernalicis appuie son point de vue. Jean-Luc Mélenchon est selon lui le meilleur espoir de la gauche pour 2022. “C’est le mieux placé pour l’instant !” explique-t-il. “Pour une fois que nous sommes devant dans les sondages.” Le député s’attaque aussi aux médias qui joueraient contre La France Insoumise. “Quand c’est les autres, on nous dit “regardez, ils sont devant mettez-vous derrière eux !”. Pourquoi personne ne dit “mais mettez-vous derrière Jean-Luc Mélenchon, c’est le premier dans les sondages” ? Pourquoi ce serait à nous de nous justifier ?”.

Nous sommes les seuls à avoir un programme construit

S’il consent que “les sondages ne font pas tout”, Ugo Bernalicis appelle à se concentrer sur les propositions. “Ce qu’il faut, c’est convaincre et parler du fond, du programme et de nos propositions.” “Nous sommes les seuls à avoir un programme construit”, martèle le député insoumis. “Il est où le programme des autres ? Je veux bien qu’on parle avec Yannick Jadot et tous les autres. Mais il faut qu’ils nous disent quel est leur programme pour qu’on puisse voir si on peut converger ou pas !

Samedi 17 avril, différents représentants des partis de gauche se sont réunis, suite à la proposition de l’écologiste Yannick Jadot. Jean-Luc Mélenchon n’était pas présent à cette première réunion. Le leader des Insoumis a préféré poursuivre son tour de l’Amérique du Sud où il rencontre plusieurs personalités de gauche sud-américains. Si Jean-Luc Mélenchon désire toujours une union, la main ne semble pas aussi tendue qu’auparavent.

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Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

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