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Espagne-Russie : La marche de trop ?

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AVANT-MATCH - Cet après-midi à 16h, l'Espagne se dresse devant la Russie, qui aura la chance de jouer devant son public. En cas de défaite, l'Espagne laissera sept équipes inédites jouer leur place en finale.

 

Le match est-il plié d'avance ? Sur le papier, complètement. D'un côté, la Russie a confirmé ce qu'on attendait d'elle : très forte contre des équipes abordables, beaucoup plus sensible contre des cadors. Qualifiée d'office en tant que pays organisateur, elle s'est facilement imposée contre l'Arabie Saoudite (5-0) et l'Egypte (3-1). Mais face à l'Uruguay, elle a montré ses grosses limites, n'existant à aucun moment de la rencontre, pour une défaite nette (3-0). Quid donc des partenaires Cheryshev, face aux Iniesta, Isco et autres Diego Costa ? Pas grand chose à espérer...

Sauf si l'Espagne choisit de perdre toute seule. La Roja a eu l'intelligence de limoger son sélectionneur, Julen Lopetegui, deux jours avant le début de la compétition. Aujourd'hui, elle s'auto-gère sous le capitanat de Sergio Ramos et l'intérim de Fernando Hierro. Pour parler de terrain, peu de voyants sont au vert pour les champions du monde 2010. Un match nul spectaculaire contre le Portugal (3-3), une victoire laborieuse contre l'Iran (1-0), et un match nul « volé » selon certains, contre le Maroc (2-2). Un bilan plutôt léger. Si l'attaque se porte bien, avec un Diego Costa à 3 buts, la défense est plus en difficulté. Sergio Ramos et Gérard Piqué alternent à merveille les matches ratés pour relancer le suspens à chaque fois. A la Russie d'en profiter.

Le match dans le match : Chéryshev – Iniesta

Que dire de l'Espagnol. Après avoir annoncé son départ du FC Barcelone cette saison, le milieu de terrain s'offre un dernier défi, avec son pays. Buteur en finale de la Coupe du monde 2010, meilleur joueur de l'Euro 2012, Iniesta continue de rayonner. Contre le Maroc, le copain de Xavi était partout, et surtout là où il fallait. Contre les russes, il n'aura besoin que de son expérience pour faire exploser les lignes adverses, solidaires mais trop justes.
En face, Denis Chéryshev avait démarré la compétition sur le banc. Trois matches plus tard, il est le meilleur buteur de son pays. Lui qui a déjà beaucoup joué cette saison avec Villareal, connaît bien le jeu espagnol. Seul bémol : comme ses coéquipiers, il a montré ses limites contre l'Uruguay, inscrivant un but... contre son camp. A lui de hausser son niveau de jeu pour monter la voie à ses coéquipiers.

Le prono de la rédaction : Espagne 3 – 1 Russie.

Photo : AFP.

 

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