Jeux paralympiques de Tokyo : comment les sports s'adaptent-ils ?

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La compétition a débuté le 24 août 2021, dans la capitale nippone Tokyo, à l’instar des Jeux Olympiques. Les épreuves se déroulent bien sûr différamment de celles présentes aux Jeux Olympiques. Elles présentent parfois des singularités ou peuvent même être complètement supprimées des Jeux.  Comment fonctionnent les Jeux paralympiques ?

Pour comprendre comment fonctionnent les Jeux paralympiques, il fait tout d’abord connaître leur histoire. En 1948, en Grande-Bretagne, un événement est organisé dans la lignée des Jeux de Stoke Mandeville. Destiné aux athlètes en fauteuil roulant, il avait réuni 16 hommes et femmes. Plus tard, en 1960, à Rome, les premiers paralympiques ont réellement lieu, seuls 23 pays pour 400 athlètes y concourent. Le préfixe « para » résonne dans un premier temps comme faisant référence à un handicap (la paraplégie par exemple). En vérité, le mot paralympique désigne une compétition qui se déroule en parallèle des Jeux olympiques, le nom du grand tournoi n’a donc finalement rien à voir avec toute sorte de handicap.

Qui peut y participer ?

Les Jeux paralympiques englobent dix types de handicap qui se répartissent en trois grandes catégories : les déficiences visuelles, les déficiences cognitives et les déficiences physiques. Certains sports s’ouvrent à tout type de para-athlètes et d’autres sont réservés à des handicaps précis. Pour que les épreuves soient le plus équitable possible, les sportifs sont testés afin de voir s’ils ont le minimum de déficience requis pour participer. Pour encore d'avantage d’équité, il y a parfois plusieurs catégories au sein d’un même sport en fonction de leur handicap. L’objectif est que leur handicap n’entrave pas plus leur performance qu’un autre para-athlète ayant une déficience différente. Selon certaines idées reçues, les malentendants pourraient participer aux Jeux paralympiques. En réalité, ils n’en ont pas la possibilité. Ils concourent soit aux « Deaflympics » soit aux Jeux olympiques. Prenons le cas de David Smith par exemple, il a participé aux JO de Tokyo dans l’équipe américaine de volley-ball, tout en étant malentendant.

Les spécificités

Dans certains sports, comme en athlétisme, il y a plusieurs épreuves pour une même distance de course. Les para-athlètes souffrant d’un handicap visuel sont accompagnés d’un assistant. En course à pied, les deux personnes sont liées par le bras ou la main, mais l’athlète doit tout de même dépasser son guide avant la ligne d’arrivée. En cyclisme, les malvoyants roulent en tandem, leur assistant sert de pilote. Enfin, il y a une dernière grosse différence pour le cas des sportifs participant avec un handicap visuel. Les nageurs doivent être assistés par des guides que l'on appelle des tapeurs. Ils préviennent les concurrents avec de petits coups lorsqu’ils s’approchent du bord. Il existe également plusieurs catégories pour classer les sports, les handicaps et leur impact sur la performance. Concrètement, pour la classification T38, la lettre renvoie au sport, ici « track » c'est donc une épreuve de course sur piste. Le premier chiffre indique le type de handicap et le second son impact sur la performance. Plus ce dernier est élevé, plus le para-athlète est diminumé par son handicap. 

Photo : LDD

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