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Mathias Vicherat : « Le nouvelle réforme est une opportunité pour les clients mais aussi pour les employés »

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INTERVIEW - Mathias Vicherat, directeur adjoint du groupe SNCF, contacté par nos soins, est intervenu sur le mouvement social qui touche l’entreprise. L’actuel responsable du projet d’entreprise de la communication et porte-parole se veut rassurant envers les français et espère notamment que le mouvement de grève s’affaiblisse au plus vite.

 

Depuis le mardi 3 avril, un mouvement social s’est créé pour dénoncer certaines décisions concernant la SNCF. Les employés du groupe s’opposent notamment à une mise à la concurrence du marché et la perte de leur statut de cheminot. Malgré quelques discussions et négociations, le gouvernement reste ferme. Face à la continuité du mouvement, les dirigeants de la SNCF ont annoncé ne plus vouloir payer les jours de congé pour les jours de grève effectués. Au téléphone, Mathias Vicherat, directeur général adjoint du groupe SNCF s’explique. « Ce n’est pas une pratique pour affaiblir le mouvement ! Nous l’avons déjà fait en 2016. Etant donné que les jours de congés sont payés en fonction du nombre de jours travaillés, il est normal que l’on s’adapte ». Les grévistes contestent cette décision et la CFDT Cheminot a pris la décision d’assigner en justice l’entreprise française. « Nous défendrons notre position et note décision qui est conforme au droit » répond Mathias Vicherat. L’objectif pour la direction de la SNCF de chemin-de-fer est « d’informer les employés au sujet de la réforme. Il faut leur expliquer les opportunités pour les clients mais aussi les avantages pour les salariés ». Pour information, il estime que la mise en concurrence est une opportunité pour les clients car il y aura plus de train, donc des prix plus flexibles. Pour les employés de la SNCF, il estime que la nouvelle réforme sera une garantie sociale.

Vers une fin de la grève ?

Si la grève perdure, le mouvement s’essouffle. Et Mathias Vicherat est heureux de l’annoncer : « Au début, on comptait 36% de grévistes. Aujourd’hui, ils sont moins de 18%, soit moitié-moins ! » Mais la SNCF est face à un problème de taille : la majorité des grévistes sont des contrôleurs et des conducteurs. Or, sans eux, un train ne peut quitter la gare. « 62% des conducteurs sont aujourd’hui encore en grève » annonce Mathias Vicherat. Ils étaient 82% au début du mouvement social. « On espère que le mouvement ne durera pas et se stoppera assez vite ». Les vacances d’été arrivent à grand pas et on sait nombreux les clients qui voudront prendre le train entre juin et août. Un problème pour la SNCF si la grève continue jusque-là. « Nous devons reprendre les discussions, il y en a encore beaucoup » conclut Mathias Vicherat. Quoi qu’il en soit, « nous garantissons la veille le nombre de TGV – TER qui seront disponibles le lendemain, nous avons vite réagi quant à notre manière de communiquer auprès de nos clients ».

 Photo : CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP

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