Nicolas Dupont Aignan termine sa campagne en demi-teinte à Paris

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PRESIDENTIELLE/MEETING – Pour son dernier meeting de campagne, Nicolas Dupont Aignan a choisi le Cirque d’hiver à Paris. Mais le leader de « Debout la France » n’a pas réussi à faire salle comble…

Hier soir à Paris, à quelques centaines de mètres de la place de la République où se trouvait Benoit Hamon, Nicolas Dupont Aignan a choisi l’intimité du Cirque d’hiver pour clôturer sa campagne. Évalué à 4% voire 5% selon les sondages, le président de « Debout la France » pourrait doubler ou peut-être tripler son score de l’élection présidentielle de 2012. Mais cet élan populaire ne s’est absolument pas ressenti dans la salle. À 18h30, heure prévue pour la prise de parole, l’enceinte peinait encore à se remplir. Les soutiens et militants discutaient, aucun slogan ni chant n’étaient entonnés comme si la résignation avait pris le dessus. Contenant 1800 places assises, le Cirque d’hiver n’était plein qu’aux trois quarts environ lorsque le candidat arrive aux alentours de 18h45. Pour rassurer, son chauffeur de salle affirme même que « cinq cars vont arriver, ils sont bloqués dans les embouteillages ». Personne n’en a jamais vu la couleur. Nicolas Dupont Aignan salue la salle, le public se réveille timidement avec des applaudissements et des « Nicolas président ! » pendant que le candidat salue ses soutiens un à un en faisant le tour de la scène.

Dénoncer « le système » 

Nicolas Dupont Aignan en a fait sa cible principale : le système. Il souhaite briser les codes, rebâtir le pays et l’Europe avec des méthodes qui ne sont pas « d’un ancien temps ».  « La dissolution manquée de 1997, le second tour de 2002, le référendum de 2005… » le candidat mentionne tous les « ratés » de la cinquième république pour affirmer que le peuple n’est pas écouté et que tous ses adversaires « servent les mêmes intérêts ». Après avoir étrillé ses concurrents, le président de « Debout la France » défend la cause des fonctionnaires en affirmant vouloir en embaucher plusieurs dizaines de milliers notamment dans l’armée. Le public réagit mais les applaudissements sonnent presque creux dans une salle pas vraiment aménagée pour un meeting politique. « Je ne dois pas être trop long » affirme le candidat. Après 1h30 de discours, ses soutiens semblent mobilisés pour ce qu’ils appellent un « vote de conviction et non un vote par défaut ». L’appel sera –t- il entendu ? Réponse dimanche.

Photo : Baptiste Denis/Fréquence ESJ

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