Que disaient les sondages à un mois de l’élection présidentielle en 2012 ?

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SONDAGES/2017 – Ils sont partout, à la télé, à la radio, dans nos journaux. Les sondages indiquent chaque jour les nouvelles tendances des candidats à l’élection présidentielle. À raison ? Retour sur le cas de 2012. 

Depuis plusieurs semaines, Marine le Pen et Emmanuel Macron ne se quittent plus en tête des sondages. Qu’importe les instituts, les deux candidats sont donnés favoris pour s’affronter au second tour le 7 mai prochain. Ces tendances décrivent des dynamiques à long terme mais elles ne sont pas des sciences exactes, loin de là. Prenons l’exemple de 2012, année de la dernière élection présidentielle. Nous nous baserons sur cinq sondages issus de cinq instituts différents : Ipsos, Sofres, Ifop, Opinionway et Harris. Ils ont tous été réalisés les 27 et 28 mars 2012, c’est-à-dire moins d’un mois avant le premier tour.

Sur la moyenne de ces cinq sondages, François Hollande obtenait 27,4% des suffrages alors son principal adversaire, Nicolas Sarkozy, recueillait 28,2% de l’opinion. Le 22 avril 2012, lors du premier tour, le candidat socialiste a battu son rival de l’UMP avec 28,6% des votes contre 27,2%. La « logique » n’a donc pas été respectée dans la hiérarchie mais les deux favoris ont bel et bien figuré au second tour. Du côté du Front National, le score de la candidate Marine le Pen avait été sous estimé à l’époque. Selon les mêmes sondages que précédemment, la présidente du parti était créditée de 15,9% des intentions de vote. Lors du scrutin, elle a obtenu… 17,9% des voix. En revanche, l’effet a été totalement l’inverse chez François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon. Les deux hommes étaient respectivement crédités de 11,9% et 12%. Ils finiront avec 9,1% et 11,1%. Rien n’est encore joué, il reste 24 jours.

Photo : AFP/Stéphane de Sakutin

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