Aux Docks de Paris, Lutte Ouvrière mobilise ses troupes

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MEETING/2017 – Candidate pour la seconde fois à l’élection présidentielle, Nathalie Arthaud a réuni de nombreux soutiens pour solidifier son électorat. Parmi eux, Arlette Laguiller. 

Ils étaient des milliers à brandir ces drapeaux rouges à l’effigie de Lutte Ouvrière. « De l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat ! » entend-on régulièrement. Le point levé, la foule entonne « L’Internationale », ce chant communiste qui résonne à chaque meeting du parti. Le public est dense, sagement assis, attend sa championne et ses soutiens. Aux alentours de 15h15, les voici sur scène. Nathalie Arthaud arrive en passant par le public telle une rockstar en serrant des mains, entourée par les caméras de télévision, aveuglée par les flashs des photographes. Une entrée digne des grands meetings des grands partis. Elle rejoint quelques fidèles sur scène, dont des travailleurs venus dénoncer leurs conditions de travail et exprimer leurs revendications. Parmi eux, Arlette Laguiller. L’ex porte-parole de Lutte Ouvrière et candidate à l’élection présidentielle reçoit également une standing ovation de la part du public, son énergie et sa notoriété sont intactes. « Nous voulons nous inscrire dans une volonté de continuité » affirme Nathalie Arthaud pour justifier la présence d’Arlette Laguiller. Les soutiens prennent la parole un à un, donnent des exemples concrets d’injustice au travail avant d’être adoubés par les huées du public lorsque le terme de « patron » est employé. Salle pleine et carton plein.

Des revendications précises

Même si elle avoue ne pas avoir un programme très développé, Nathalie Arthaud a tout de même une série de mesures pour garantir l’avenir des travailleurs. Tout d’abord, elle souhaite interdire les licenciements des grands groupes qui font des bénéfices. « PSA était au bord de la faillite, aujourd’hui ils se permettent de racheter Opel » rappelle –t- elle. En cause, les milliards d’euros de dividendes distribués aux actionnaires en fin d’année : « De l’argent, on en a, mais la distribution se fait toujours dans le même sens » déplore –t- elle. Deuxième grande mesure, un salaire minimum de 1800 euros nets, ce qui serait nécessaire pour pouvoir vivre décemment selon elle. À l’écoute de ses mesures, le public la rejoint en martelant les slogans du parti et en brandissant les drapeaux rouges (Aucun drapeau français). Aujourd’hui, les travailleurs ont pourtant tendance à voter à l’autre extrême, au Front National. « Un travailleur qui vote FN se tire une balle dans le pied » répond-elle. Nathalie Arthaud a encore 27 jours pour les convaincre.

Photo : Baptiste Denis/Fréquence ESJ

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