Renaud Camus : « Nous subissons une colonisation »

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2017/PETITS CANDIDATS – Ils sont loin des projecteurs et des caméras, nous allons donc vous les faire découvrir. Qui ? Les candidats oubliés de cette élection présidentielle ! Voici Renaud Camus, candidat du Parti In-Nocence.

Adepte de la théorie du « grand remplacement », Renaud Camus crée le parti In-nocence en 2002 suite à l’opposition entre Jacques Chirac et Jean-Marie le Pen.  Ne pouvant se résigner à choisir entre les deux candidats, il se lance dans la grande course présidentielle en personne dès 2007 puis en 2012. Lors de ses « belles heures », le parti rassemblait environ 300 personnes alors qu’aujourd’hui seulement « 60 sont à jour de cotisation ». Pour sa troisième tentative d’accession à l’Élysée, Renaud Camus pense recueillir « au mieux 30 ou 40 promesses de parrainages », loin des 500 nécessaires pour faire valider sa candidature par le Conseil Constitutionnel. Qu’importe l’échec ou le succès de celle-ci, il ne briguera aucun mandat aux élections législatives de juin  prochain.

L’immigration au cœur du programme

« Il y a une idée centrale dans ce programme, c’est notre dernière chance de poser la question de l’immigration de masse, après il sera trop tard » déclare –t- il. Pour lui, le « grand remplacement » est en train d’avoir lieu et signifie tout simplement que notre population change à cause de l’immigration. « Pour remédier à ça, je souhaite l’arrêt total de l’immigration mais aussi instaurer la remigration ». Comprenez par là, « renvoyer une partie de la population dans son pays d’origine ». Autre mesure forte du projet de Renaud Camus : la déchéance de nationalité. Le potentiel candidat est pour cette mesure mais ne présente pas encore de solution au problème des apatrides.

Côté Europe, il faut la « refonder » selon lui mais ne pas la quitter. « Je suis très européen, je ne souhaite pas que nous quittions l’UE, nous avons besoin d’unité pas de division » affirme –t- il. Il propose plusieurs solutions comme « une nouvelle constitution » ou « un président élu » mais surtout une délocalisation des institutions. Pour des raisons pratiques et historiques, il souhaite « le transfert de la capitale de Bruxelles à Vienne ». Le grand changement ?

Photo : Baptiste Denis/Fréquence ESJ