Sarkozy: le meeting de la dernière chance
REPORTAGE - Donné vaincu au second tour dans les sondages, le président sortant et candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy tenait un meeting ce dimanche 15 avril place de la Concorde, à Paris. L’occasion de mobiliser les militants venus nombreux -environ 100.000- face aux sondages défavorables.
Il faisait froid place de la Concorde cet après-midi, pour le meeting en plein air de Nicolas Sarkozy. A quelques encablures seulement, c’est François Hollande, le candidat socialiste, qui lui aussi tenait meeting à Vincennes. Mais qu’importe : ici, personne ne veut se décourager. «Vous avez vu Hollande ? Jamais un mec comme lui ne passera. Nous c’est Sarko, c’est le meilleur !» me dit en criant un «Jeune Pop», mouvement des jeunes de l’UMP. Et il faut dire que les militants étaient venus nombreux, plus de 100 000 selon le parti. Tous réunis pour entendre Nicolas Sarkozy.
"Tout chez Hollande respire le faux"
A l’ouverture du meeting, c’est Jean-François Copé qui prend la parole, remerciant les militants d’être venus si nombreux. Puis c’est au tour de Nathalie Kosciusko-Morizet de monter à la tribune : «impressionnant» a été son premier mot. Tout au long de sa prise de parole, la porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy s’en est pris au Parti Socialiste : «La démagogie comme instrument, c’est ce qu’utilise Hollande, tout chez Hollande respire le faux ! Vous êtes le désaveu et le cauchemar de la gauche, le monde a changé et seul le PS ne s’en est pas rendu compte !» Assène-t-elle à un public déjà conquis. S’est ensuite au tour de Xavier Bertrand et Alain Juppé de se succéder, ce dernier a été très applaudi. Puis, un clip de soutien de Véronique Genest a été diffusé sur les écrans géants avant une intervention du cinéaste Claude Lelouche, venu soutenir le candidat. Enfin, avant l’arrivée du candidat, c’est Jean-François Copé qui est venu s’exprimer, puis François Fillon : ce dernier estime «ne rien regretter, et ne rougir de rien».
"Peuple de France, entends mon appel"
Vient l’arrivée de Nicolas Sarkozy. Dans un discours d’environ quarante minutes, Nicolas Sarkozy a voulu «un nouveau modèle français : il faut réunir les conditions pour que la France organise les Trente Glorieuses du XXIe siècle». Pour le candidat, «la France n’est pas un pays comme les autres» et «les choix que vous aurez à faire auront une importance dans le monde entier». En citant Péguy, Hugo ou encore De Gaulle, le ton se voulait très solennel, loin des «Sarkoshow» où le président-candidat se moquait ouvertement de François Hollande. Suivant son texte à la lettre, Nicolas Sarkozy a dit à ses militants de «ne pas avoir peur», et d’enchaîner : «Ce qui est en jeu, c'est la survie d'une forme de civilisation, la nôtre». Pour terminer son discours, le président candidat a déclaré: «Peuple de France, entends mon appel ! Françaises, français, aidez-moi !» Une façon sans doutes de rappeller aux militants qu'ils ont des efforts à faire afin de faire remonter les sondages, défavorables au président sortant au premier comme au second tour.

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