Charlie Hebdo: les principales réactions politiques

Écrit par Rédaction le .


charliehebdoDe nombreux responsables politiques réagissent mercredi à la publication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo. Retrouvez les principales réactions sur Fréquence ESJ.

Premier à réagir ce mercredi matin, Jean-Marc Ayrault a assuré que "nous sommes dans un pays où la liberté d'expression est garantie, la liberté de caricature aussi". Ajoutant: "Si vraiment des personnes se sentent heurtées dans leurs convictions" et pensent qu'il y a matière à se pourvoir en justice, "elles peuvent saisir les tribunaux", a déclaré le Premier ministre sur RTL. "Nous sommes dans un État laïc, un État républicain, un État de droit, je tiens à le rappeler."

Le député européen et ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (UMP) estime qu'il s'agit d'une "provocation inutile". "Je préfère les excès des caricatures aux excès des censures", a-t-il déclaré sur BFM TV/RMC, paraphrasant une célère phrase de Nicolas Sarkozy. "Dans le climat actuel, cela ne servait à rien, on doit respecter finalement les croyances des uns et des autres". "Cela va susciter naturellement des réactions d'une petite minorité. La conséquence, c'est la confusion entre l'islamisme radical et l'islam", le premier étant "l'excès" et le second aspirant à être "une religion de paix", a-t-il déclaré.

Marine Le Pen (FN), interrogée sur France 2, la présidente du Front nationale "déplore tout ce qui peut heurter les croyances, la foi". "Ce n'est pas à géométrie variable chez moi", alors que "quand ça touche les catholiques, la classe politique ne s'émeut pas beaucoup".  Mais la "liberté d'expression dont découle la liberté de la presse" n'est "pas négociable", a-t-elle assuré. Ces caricatures ne sont-elles pas une provocation ? Même si c'est le cas, "en France, c'est autorisé !", s'est exclamée l'ex-candidate à l'Elysée. "Comment en est-on arrivés à une classe politique qui titube, se tortille, incapable de rappeler les principes de la France et de les imposer à un certain nombre qui effectuent bras de fer après bras de fer ?", a demandé Marine Le Pen, dénonçant "des années de reculades".  "Est-ce que je vais admettre que mon pays soit mis à feu et à sang sous prétexte qu'un des 9.000 titres publiés en France décide de faire une caricature", ou "parce qu'un hurluberlu, dans sa cuisine va faire une vidéo pour critiquer Mahomet ?"

"On va vivre dans la terreur, s'auto-censurer", "rétablir le délit de blasphème" ou imposer une "censure d'internet préalable ?" Marine Le Pen ajoutant: "Nous sommes en train de payer toutes ces reculades. Je ne crois ni en la droite, ni en la gauche pour rappeler les valeurs qui fondent la société française, notre civilisation". "Ceux qui sont en désaccord avec ces valeurs ou ces lois peuvent toujours aller ailleurs", a affirmé la député européenne.

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