Didier Martin : « Il faut trouver l’équilibre entre l’art de vivre et le point de vue sanitaire »

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INTERVIEW / VIDÉO - Le député La République en Marche Didier Martin était dans « 20h, l’Invité » mardi 17 novembre, sur Fréquence ESJ. Alors que l’épidémie ralentit en France, il s’est exprimé sur une possible réouverture des petits commerces et la concurrence avec Amazon. Le projet de loi de sécurité globale était également au programme.

« Nous avons décidé de reporter le Black Friday si cela permet aux commerces de rouvrir avant le 1er décembre ». Le géant de l’e-commerce Amazon a accepté, comme l’avait suggéré le ministre de l’Économie, de reporter cette journée de promotion. Didier Martin, invité à réagir sur cette concurrence jugée « déloyale » par certains commerçants, a expliqué l’importance des impôts pour ces multinationales : « Il faut taxer les gafas en renforçant nos méthodes fiscales ». Selon lui, ces entreprises doivent se montrer solidaires pour éviter la fin du commerce de proximité : « Nous devons montrer les enjeux économiques, la situation l’impose ». Concernant la réouverture des petits commerces, qui pourrait intervenir avant le 1er décembre, Didier Martin invite à attendre les annonces du président de la République. Mais selon lui : « les attestations restent indispensables, même si on arrive à rouvrir les commerces en décembre ». Il compte aussi en attendant cette réouverture sur le « retrait-commande » qui permet aux commerçants « d’élaborer des nouvelles méthodes de vente ». Plusieurs commerces devraient malgré ça mettre la clé sous la porte, au moment où le secours catholique annonce que la France va franchir le seuil des 10 millions de pauvres. Didier Martin a présenté les nombreuses aides annoncées par le gouvernement, comme les 150 euros qui seront versés au 400 000 jeunes qui touchent les APL puis explique que « personne ne doit mourir de faim et de froid. Les mécanismes à court et long terme doivent permettre de l’éviter ».

« Il faut qu’on s’explique davantage pour bien dire ce qu’il y a dans ce texte »

Un projet de loi porté par les députés La République en Marche fait polémique ces derniers jours. Axé sur la sécurité globale, il contient plusieurs mesures sécuritaires, dont l’encadrement de la diffusion d’images des policiers et gendarmes, leurs visages devront par ailleurs être floutés. Pour le député LREM : « chacun est autorisé à filmer, ce qui est interdit, c’est la liberté d’appeler au meurtre des policiers ». L’ONU a notamment épinglé la France concernant ce projet de loi. Didier Martin se défend en expliquant qu’il faudrait plus de pédagogie autour de ces mesures : «  Il faut qu’on s’explique davantage pour bien dire ce qu’il y a dans ce texte ». Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a justement proposé jeudi 19 novembre, d’introduire un amendement garantissant la liberté de la presse dans la proposition de loi « sécurité globale ». Les journalistes, inquiets de ne pas pouvoir continuer à informer ne seront en aucun cas empêchés, selon le député de la première circonscription de la Côte-d’Or : « Chacun aura le droit de filmer et de diffuser des images mais il y aura des sanctions pour les personnes qui les utilisent à des fins malveillantes ». 

 

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Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ 

 

 

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