Obsèques de Jacques Chirac : 80 chefs d'Etat à l'Eglise Saint-Sulpice

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CHIRAC - Lundi 30 septembre, jour de deuil national. Après l’hommage familial rendu aux Invalides, les Français ont pu suivre le cortège de l’ancien Président de la République Jacques Chirac, mort jeudi 26 septembre, jusqu’à l’Eglise Saint Sulpice (Paris VI).

 

Lundi 30 septembre à l’heure du déjeuner. Les Français attendent sur le trottoir que passe le cortège de celui qui présida la France pendant douze ans, de celui qui leur conseilla de manger des pommes. Métro 4 : Saint Sulpice. La bouche de métro déborde de monde. On peine à se hisser à l’extérieur et pourtant, la foule est calme. Le Paris bouillonnant que l’on connait est éteint du côté de Saint Sulpice. Les Français sont, pour certains, vêtus de noir. Comme s’ils enterraient, eux aussi, un membre de leur famille. 

11h45. Le cortège passe. La foule se resserre. Tous se poussent pour essayer de voir d’un peu plus près les voitures. Le mutisme a laissé place aux cris dans un véritable tonnerre d’applaudissements. Quelques minutes plus tard, le cercueil de Jacques Chirac pénètre dans l’église et le monde redevient silencieux. 

UN SERVICE DE L’ORDRE TRÈS RENFORCÉ 

Les agents de sécurité sont nombreux : 80 chefs d’Etat se sont rendus à l’Eglise Saint Sulpice (Paris VI) pour rendre hommage à Jacques Chirac. Parmi eux, trois anciens chefs du gouvernement: Valéry Giscard d’Estaing, son rival de toujours, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le président russe, Vladimir Poutine, italien, Sergio Matarella, congolais, Denis Sassou-Nguesso ou encore Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne sont également présents. On compte aussi des amis de Jacques Chirac comme l’ancien président des Etats-unis, Bill Clinton, et du Sénégal, Abdou Diouf. Le service de l'ordre se devait donc d'être inébranlable et la sécurité, renforcée. Tout autour de l’église : des barrières. Les rues alentours sont condamnées. L’ accès au public est interdit. Certains s’insurgent comme Adèle, 63 ans, qui crie  « Ce n’est pas ce que Chichi aurait voulu ! Il aimait le peuple et être entouré de nous. Vous le privez de ses dernières volontés ! » 

 

Photo : Mélodie Sforza / Fréquence ESJ

 

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