• Slide FESJ 2015

Marie Pochon (Notre affaire à tous) : « On aimerait que les beaux discours du président soient visibles dans les actes »

c_1100_500_16777215_00_images_articles_marie_pochon_-_20h_linvité.jpg

INTERVIEW - Marie Pochon, la coordinatrice générale de l’association « Notre Affaire à tous » était l’invitée de l’émission « 20h, l’invité », mardi 7 mai. La jeune femme est notamment revenue sur le G7 de l’environnement, qui s’est clôturé lundi dernier à Metz.

 

Dimanche et lundi avait lieu à Metz, en Mozelle, le G7 de l’environnement. Les sept ministres de l’environnement des sept pays les plus industrialisés de la planète, ont adopté une charte de la biodiversité. Baptisée « Charte de Metz », elle fait suite à la parution d’un nouveau rapport sur l’accélération de la disparition d’une grande partie de la biodiversité sur terre. Un bon début pour Marie Pochon, coordinatrice de l’association « Notre Affaire à Tous », qui attendait plus de ce G7 : « La France pouvait clairement faire mieux, que ce soit effectivement lors de ce G7 mais aussi avec l’accueil du nouveau rapport du groupe Expert de l’ONU sur la biodiversité. »

Pour la présidente de l’association, « la question principale » de ce G7 était : « est-ce que la France veut donner l’exemple ? » Une question essentielle pour Marie Pochon alors que l’hexagone tente de prendre un certain leadership sur la question climatique : « aujourd’hui, la France est un des nombreux pays qui ne respecte pas les accords de Paris (…). Si on suit la trajectoire européenne, on aura le droit à une augmentation des températures de 3,2 degrés. La France doit donc jouer un rôle mais un rôle au moins, d’exemple. »

« Donner l’exemple »

« La première chose à faire, c’est de donner l’exemple » explique la présidente de l’association Notre Affaire à Tous, à l’heure ou « la France souhaite se désengager de négociations et de traités avec des pays qui ne respectent pas les accords de Paris ». Pour Marie Pochon, Emmanuel Macron et son gouvernement ne prennent pas assez d’engagements pour lutter contre le dérèglement climatique : « On aimerait que les beaux discours du président, Emmanuel Macron et de son gouvernement, soient visibles dans les actes et dans des annonces concrètes ! (...) Ce que l’on constate, c’est que les citoyens sont prêts. La société civile est prête. (…) et on constate un retard flagrant des politiques publiques. On ne sait pas bien ce qui bloque, à part peut-être des intérêts privés » regrette-t-elle. Car pour Marie Pochon, la situation reste préoccupante : « Le prix de l’inaction actuelle pourrait être immense et on a de plus en plus de chiffre là-dessus : sur les coûts de l’adaptation qu’il va falloir mettre en œuvre par les villes, les citoyens, les Etats, pour faire face aux catastrophes naturelles. En réalité, ils sont immenses. Et on sait que ça coûtera moins cher d’agir aujourd’hui. Mais plus on attend, plus ça nous coûtera cher. »

Photo DR

 

Derniers articles

Sur le même sujet

Dernières vidéos