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David Michaux : « l’appel au suicide est sanctionné pénalement, il ne doit pas être jugé comme un simple outrage »

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INTERVIEW - Le secrétaire national des CRS de l’UNSA-Police, David Michaux était l’invité de « 20h l’invité » mardi 23 avril. Il a dénoncé les appels au suicide des CRS proférés par des manifestants samedi dernier lors de l’acte 23 des gilets jaunes. Il est également revenu sur les nombreuses violences qui jalonnent le mouvement depuis ses débuts et sur l’arrestation du journaliste indépendant Gaspard Glantz.

 

Le mouvement de protestation pour critiquer la baisse du pouvoir d’achat, continue de perturber le pays. Pour la 23e fois consécutive les gilets jaunes ont manifesté à travers la France samedi 20 Avril. Encore une fois ce nouvel acte a été le théâtre d’affrontement entre manifestants et force de l’ordre. On compte 227 interpellations rien que dans la capitale. Mais l’acte 23 des gilets jaunes a surtout été marqué par des slogans qui appelaient « au suicide des CRS ». Des propos « inacceptables » pour David Michaux, qui rappelle que depuis le début de l’année « 28 policiers se sont donné la mort ».

Si le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé qu’une « enquête pour outrage » serait ouverte à l’encontre de ces manifestants, David Michaux estime que ce n’est pas « suffisant ». Pour le secrétaire national des CRS, l’Etat doit se montrer « ferme », sinon « il laisse la porte ouverte à n’importe quel acte d’incivilité ». D’après lui « l’appel au suicide est sanctionné pénalement de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende », il ne doit donc « pas être jugé comme un simple outrage ».

« On sur-interprète les violences policières alors que se sont des actes de polices règlementés pour assurer le maintient de l’ordre »

David Michaux refuse de voir dans ces propos de haine une conséquence des nombreux affrontements entre manifestants et force de l’ordre qui émaillent le mouvement jaune fluo. Si effectivement samedi dernier un nouveau gilet jaune a été blessé à la tête par un tir de Lanceur de Balle de Défense, pour le secrétaire national des CRS on « sur-interprète les violences policières ». David Michaux précise que pour les CRS il s’agit « d’actes de police règlementés pour assurer le maintient de l’ordre ».

Il balaie aussi d’un revers de la main les accusations « d’arrestation arbitraires » qui pèsent sur la police. Pour lui « une insulte ou un doigt d’honneur » ne sont pas de motifs suffisants pour déboucher sur « un prolongement de garde à vue ou une condamnation à de la prison ferme ». Des propos qui résonnent avec l’arrestation samedi dernier du journaliste indépendant Gaspard Glantz. Ce dernier aurait insulté des policiers lors de la manifestation et a été placé en garde à vue durant 48 heures. Pour David Michaux c’est qu’en plus du doigt d’honneur il devait y avoir d’autres circonstances aggravantes »

« Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas faire grève que nous ne sommes pas gilet jaune »

Selon lui les CRS sont les premiers à pâtir de cette opposition constante entre manifestants et force de l’ordre car eux aussi se « revendiquent gilet jaune ». David Michaux l’affirme : « l’UNSA fait parti des premiers syndicats de police à avoir demandé de meilleurs conditions de travail au ministère de l’Intérieur. Nous aussi sommes impactés par le manque de personnel et les taxes sur le carburant. » Puis il conclue d’un ton ferme « c’est pas parce qu’on ne peut pas faire grève que nous ne sommes pas gilet jaune également ».

Photo DR

 

 

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