Benjamin Cauchy : « La France des Gilets Jaunes est une France qui est souverainiste »

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INTERVIEW/VIDÉO - Benjamin Cauchy, porte-parole des Gilets Jaunes, était sur le plateau de Fréquence ESJ à l’occasion du Salon international de l’agriculture 2019, samedi 23 février. Le porte-parole est notamment revenu sur son action au sein du mouvement.

Alors que de nouvelles manifestations avaient lieux samedi dernier, à l’occasion de l’acte XV, Benjamin Cauchy a préféré se rendre au salon de l’agriculture. Pour lui, descendre dans la rue n’est plus une nécessité : « On a pas besoin de porter un gilet-jaune, pas besoin de descendre dans la rue tous les samedis, on a pas besoin de bloquer un rond point pour se sentir Gilet-Jaune. » Et si le porte-parole souhaitait l’arrêt des manifestations en décembre dernier, lors de son interview sur notre antenne, sa pensée a depuis bien évolué : Au moment où j’ai dit ça, c’est parce que nous étions allés à la rencontre du Premier ministre, Edouard Philippe. Donc nous étions dans un moment de confiance réciproque, ou le Premier ministre avait bel et bien entendu nos revendications. Malheureusement, comme il l’a dit lui même, le Premier ministre n’est que le conducteur de travaux et l’architecte (Emmanuel Macron ndlr), est à l’Elysée. L’architecte n’en a strictement rien à faire des Gilets-Jaunes… Du coup, nous avons repris le mouvement. »

Pour Benjamin Cauchy, les idéaux du gouvernement actuel sont à l’opposé de ceux des Gilets-Jaunes : « Je pense que, consciemment ou inconsciemment, la France des Gilets-Jaunes est une France qui est souverainiste et qui refuse la mondialisation des premiers de cordées, comme Emmanuel Macron tente de faire croire aux Français. Et je trouve effectivement que Nicolas Dupont-Aignan est le plus proche de ça » reconnait-t-il. « Après, encore une fois, ce ne sont que des convictions personnelles et je ne vais pas engager l’ensemble des Giles-Jaunes sur mes convictions » explique-t-il avant de conclure : « Il y a des dizaines de milliers de Gilets-Jaunes qui pensent la même chose que moi, soyons clair. Les Gilets-Jaunes ne sont pas apolitiques. Les Gilets-Jaunes sont transpolitiques. » reconnait-il. De quoi écorcher l’image du mouvement qui revendique son indépendance politique depuis sa création.

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