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Sophie Auconie : « L’État a une réelle responsabilité dans l’affaire Benalla »

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INTERVIEW/VIDEO - La députée UDI-Agir de la troisième circonscription de l’Indre-et-Loire Sophie Auconie était l’invitée de l’émission « 20h, l’invité » mardi 12 février. L’ancienne députée européenne est revenue sur le projet de loi énergie avant d’aborder les élections européennes de 2019.

 

Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Voici le nouvel objectif du gouvernement pour tenter de lutter contre le réchauffement climatique. Cette neutralité carbone remplacera ainsi l’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de la France d’ici 2050.« Ce que je regrette, une fois encore, cest le manque de transparence, le manque de concertation [du gouvernement] dans des décisions qui sont aussi importantes » explique Sophie Auconie, qui voit à travers cette neutralité carbone une baisse de l’ambition française dans la réduction des émissions de CO2. Pour l’ancienne députée européenne, le gouvernement doit au plus vite taxer les entreprises pour soulager les particuliers et atteindre son but : « Il faut arrêter de faire porter au citoyen lambda la fiscalité environnementale, quand en même temps, les grandes entreprises, les 1400 sites industriels les plus polluants de France, n’ont pas ou peu de fiscalité. Donc si on se donnait les moyens dinciter les Français [plutôt que de les taxer], alors on pourrait avoir des ambitions environnementales majeures » explique-t-elle.

En parallèle, l’affaire Benalla continue de faire la une des journaux. Pour Sophie Auconie, « l’État a une réelle responsabilité dans laffaire Benalla, à travers la façon dont le président de la République, lui même, a soutenu monsieur Benalla ». « Aucun employeur nest responsable des méfaits de ses salariés. Mais on devient responsable dès lors quon les soutient » explique-t-elle. « Je pense qu'Emmanuel Macron, quand il a commencé à le protéger, n'avait pas mesuré l’ampleur des dégâts. Objectivement. Moi, j’ai eu à fréquenter à deux ou trois reprises monsieur Benalla et j’ai mesuré la brutalité avec laquelle il exerçait son pouvoir parce qu’on lui avait donné un pouvoir qui lui donnait une espèce de comportement un peu discutable » se souvient la députée d’Indre-et-Loire. Pour cette dernière, il est désormais nécessaire « que monsieur Macron respecte enfin le Parlement et qu’il n’y ait plus de parjures dans les commissions d’enquête. »

« Je pense que le sujet, ce n'est pas moins dEurope, cest mieux dEurope. »

Interrogée sur les prochaines élections européennes, Sophie Auconie se veut plutôt confiante : « On est conscient que lEurope telle qu’on la propose aujourdhui, c’est pas lEurope dont on a besoin. Et nous, nous portons une Europe moins libérale, parce quon a mesuré que le libéralisme à la Macron, ça fait plutôt perdre que gagner. Moi je veux une Europe sociale, je veux une Europe qui soit protectrice (…) Aujourdhui, on a une Europe qui ne marche pas. On est en train de regarder lheure dhiver ou lheure d’été, etc. quand lEurope, elle, a besoin de politiques régaliennes. Et cest ce que dit Jean-Christophe Largarde [tête de liste de l’UDI] dans son programme » explique-t-elle, avant de conclure : « Je pense que le sujet, ce n'est pas moins dEurope, cest mieux dEurope. »

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Photo : Lucas Pierre/Fréquence ESJ

 

 

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