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Robin Reda sur le grand débat national : « on n'est pas réellement dans un dialogue mais plutôt dans des meetings électoraux »

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INTERVIEW - Le député Les Républicains de la septième circonscription de l’Essonne Robin Reda était l’un des invités de « 20h, l’invité » mardi 29 janvier. Le jeune député est longuement revenu sur les déclarations de Chantal Jouanno, ancienne organisatrice du grand débat national qui dénonce aujourd’hui une opération de communication.

 

Lancé le 15 janvier 2019, le grand débat national est aujourd’hui pointé du doigt par son ex-organisatrice, Chantal Jouanno. L’ex-ministre dénonce une opération de communication de la part du gouvernement. Une opération également dénoncée par Robin Reda : « Je comprends la dénonciation (ndlr : de Chantal Jouanno) quand-on regarde le président de la République dans sa conception de ce qu’est le débat national. » Pour le député, « on n'est pas réellement dans un dialogue mais plutôt dans des meetings électoraux à l’approche des élections européennes » regrette-t-il avant d’ajouter : « On assiste quand le président de la République ou ses ministres sont en déplacement, à des stand-up, des one man show qui n’ont en fait qu’une vocation, c’est vendre le bilan de l’action présidentielle. »

« Le débat national lorsqu’il prend corps dans nos communes au plus près des habitants et de manière totalement libre (…) est utile »

« Je pense que dès le début, Chantal Jouanno n’était pas convaincue par la tenue de ce grand débat national. Elle ne voulait pas, pour certainement conserver son indépendance, être associée aux meetings électoraux du chef de l’Etat et elle a saisi certainement la première occasion pour se mettre en retrait de ce qui était en fait, une entreprise de communication. » estime Robin Reda. Pourtant, pour le député Les Républicains de la septième circonscription de l’Essonne, ce grand débat national est un moyen essentiel pour rapprocher les Français de leurs élus : « Une des crises que nous vivons, c’est la crise de la démocratie représentative. Et moi je crois au rapprochement entre les Français et leurs élus, notamment leurs élus locaux parce que, les élus locaux, ne sont absolument pas déconnectés des besoins des habitants. » Pour le député, « le débat national lorsqu’il prend corps dans nos communes au plus près des habitants et de manière totalement libre et sans pilotage de la part du chef de l’état ou de ses sbires, il est utile » explique-t-il, avant d’ajouter : « En tout cas, moi je crois au débat même s’il n’est pas sous la coupe du grand débat national, je sais qu’il se tient, que les Français sont attachés à échanger et à comprendre les grands enjeux et à formuler des propositions et moi c’est ce débat la, au plus près des Français, qui m’intéresse et tant pis pour ceux qui veulent en faire une entreprise électorale. »

Photo : Lucas Pierre / Fréquence ESJ

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