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Samuel Cywie : « Toute transition est stressante »

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INTERVIEW - Samuel Cywie, porte-parole de la fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public, la PEEP, était l’un des invités de « 20h, l’invité », mardi dernier. Il est notamment revenu sur la suppression des filières S, ES et L au lycée, dès la rentrée 2019. Dès cette année, les élèves de seconde n’auront plus à choisir entre les filières, S, ES et L. Ces trois dernières disparaitront à la rentrée 2019.

 

Elle seront remplacées par douze spécialités, chaque établissement devant en proposer au minimum sept d’entre-elles. L’élève devra alors en choisir trois en Première. Un chiffre qui sera ramené à deux en Terminale. Une bonne nouvelle pour Samuel Cywie, favorable à un baccalauréat « à la carte » : « Sur le principe, on est plutôt d’accord avec cette réforme. La disparition des filières, c’est ce que demandaient bons nombres d’organisations. Pour l’instant, c’est plutôt intéressant, on a reproduit l’existant en l’améliorant. » Pour le porte-parole de la PEEP, ces spécialités offrent une plus grande liberté aux élèves : « Il y a beaucoup plus de combinaisons possibles, dans toutes les spécialités. On a un tronc commun qui est assez fort, mais il y a quand même une faiblesse sur les mathématiques (…). On arrive à un système plus libre, pour que les jeunes essayent de choisir en fonction de leurs goûts et de leurs talents. » Point faible de cette réforme, les mathématiques, qui disparaissent du tronc commun pour devenir une spécialité. Une erreur pour Samuel Cywie : « Certains lycéens vont arrêter dès la Première les mathématiques pour pouvoir peut-être les reprendre en terminale avec les mathématiques de complément (du tronc commun). » Pour la PEEP, pas question de voir les « maths » disparaitre du l’enseignement des élèves : « On va encore discuté avec le ministère pour trouver une solution, pour que chacun puisse faire des mathématiques, ou au moins, pour que ces mathématiques de complément en Terminale soient offert à tout le monde. » Le porte-parole tente ainsi de rassurer les lycéens et les parents, annonçant « qu’il y a une transition et que toute transition est stressante, puisqu’on parle d’un système qui existait depuis des années, avec des hiérarchies entre les filières. »

« Un défaut de pédagogie à l’origine de la réforme »

Pour le porte-parole de la PEEP, cette réforme a été réalisée trop vite : « Je pense qu’il y a eu un défaut de pédagogie à l’origine de la réforme et surtout, une mise en place très rapide. L’idéal aurait été d’avoir ces informations sur les spécialités dès la rentrée 2018. On ne peut pas attendre la fin du conseil de classe du premier trimestre pour les avoir » explique-t-il. En attendant, les lycées présentent depuis quelques jours les spécialités qu’ils proposeront à leurs élèves à la rentrée prochaine. Certains élèves auront plus de choix que d’autres, notamment en milieu urbain. Une inégalité sur laquelle compte travailler la fédération, assure Samuel Cywie : Il y a certaines régions où les établissements sont éloignés les uns des autres. (…) L’objectif, c’est d’arriver à une meilleure équité territoriale mais pour l’instant, disons qu’il y a une reproduction de l’existant qui n’était déjà pas équitable. (…) C’est un point sur lequel on doit travailler pour avoir la meilleure offre partout. »

Photo : DR

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