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Mattéo Comar : « Les étudiants se sentent méprisés, oubliés, ignorés par le gouvernement »

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INTERVIEW - Mattéo Comar, un lycéen syndiqué à L’UNL-SD était l’un des invités de « 20h, l’invité » mardi dernier. Dans le sillage des gilets jaunes, les étudiants se mobilisent eux-aussi contre le gouvernement. Après deux semaines de perturbations dans les établissements scolaires, les syndicats étudiants ont appelé à manifester mardi 11 décembre.

 

L’Union Nationale des Lycéens - Sociale et Démocrate (UNL –SD) avait appelé mardi 11 décembre à un « mardi noir » dans les établissements scolaires. « Un véritable succès » selon Mattéo Comar puisque « 400 lycées ont été perturbés ou bloqués sur tout le territoire », soit environ 10% des établissements selon le ministère de l’Education Nationale. Un chiffre que le membre de l’UNL-SD a tenu à associer aux « 5 000 lycéens et lycéennes présents pour la manifestation parisienne le même jour ». Mattéo Comar s’est également félicité du « soutien » apporté par leurs ainés « étudiants ou étudiantes du cycle universitaire » » car « ils ont eux-aussi des revendications ». Et les revendications sont claires. On retrouve encore une fois celles de l’année dernière, comme « la suppression de la réforme de ParcourSup et de l’entrée à l’université ». En revanche, « il y a de nouvelles protestations » qui émergent, notamment contre le Service National Universel.

« Certains lycéens sont à bout »

D’après Mattéo Comar « les étudiants sont bombardés de réformes » et « on sent une colère monter en eux ». Selon ce membre de l’UNL-SD « certains lycéens sont à bout », ce qui explique leur agressivité sur certains blocages. Pour lui des mesures doivent être prise par le gouvernement : « on doit réagir si on veut que la violence s’arrête ». D’autant que les images de lycéens mis à genoux par la police à Mantes-la-Jolie ne « rassurent pas les étudiants qui les condamnent fermement ». Mattéo Comar déplore aussi l’absence de commentaire sur le mouvement étudiant de la part du président de la République lors de son allocution télévisée lundi 10 décembre : « C’est une erreur de la part d’Emmanuel Macron car les étudiants se sentent méprisés, oubliés, ignorés. Ça nous encourage à continuer. » Mattéo avertit que le « mouvement va durer ». Si les choses ne changent pas, « bientôt il y aura tous les établissements » derrière eux.

Photo : DR

 

 

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