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Michel Thooris : « Il n’y a pas de violences policières »

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INTERVIEW - Le secrétaire général du syndicat France Police et élu au comité central du Rassemblement National répondait aux questions de l’équipe de « 20h, l’invité » lors d’une émission spéciale « Gilets jaunes ». Il est notamment revenu sur la difficulté de travailler lors de ces manifestations, quelques jours avant une cinquième manifestation à Paris.

 

« On fait comme on peut », insiste Michel Thooris. Pour le secrétaire général du syndicat France Police, les manifestations des gilets jaunes « se suivent et ne se ressemblent pas ». De plus en plus violentes, le nombre de forces de l’ordre mobilisé augmente chaque semaine. « On a des effectifs qui n’en peuvent plus » déplore le policier. Selon lui, certains des hommes sur place pendant les manifestations sont présents chaque samedi depuis plusieurs semaines. Il serait ainsi de plus en plus difficile de poser des congés, et les effectifs sont donc de plus en plus fatigués. Selon Michel Thooris, cette fatigue du côté des forces de l’ordre serait la cause de la hausse du nombre de manifestants blessés.

« Plus on a de violences face à nous, plus on doit user de la force »

Michel Thooris le souligne : le problème des violences à l’encontre des forces de l’ordre ne date pas d’hier. « On ne peut pas apporter une réponse de sécurité aujourd’hui », avoue le secrétaire général du syndicat France Police. Pour lui, la colère des gilets jaunes ne peut être calmée par la répression. La solution ne serait ainsi pas de réprimer les manifestants, et le syndicat attend du gouvernement qu’il écoute les gilets jaunes pour faire retomber les manifestations. Durant ces manifestations, plusieurs manifestants ont été blessés. Depuis samedi dernier, vingt-deux enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes concernant des violences policières. Une situation qui s’explique facilement selon Michel Thooris : « face à nous, on a un niveau de violence qui augmente, donc plus on doit adapter l’emploi de la force ». Et dès que le sujet des violences policières est abordé, le syndicaliste est formel : « je condamne les violences des casseurs, mais je ne vais pas condamner des violences de mes collègues que moi je nie catégoriquement. […] Il n’y a pas de violences policières, il y a la réalité des casseurs ». Le secrétaire général du syndicat France Police nie totalement que certains policiers aient utilisé la force à outrance. Il en est certain, l’intervention de l’armée serait inutile lors de ces manifestations, car pour Michel Thooris, « on n’envoie pas l’armée contre le peuple ». De plus, il en est persuadé, l’état d’urgence ne servirait à rien.

Photo : DR

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