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Jacques Cheminade : « J’ai perdu beaucoup d’argent dans les campagnes électorales »

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INTERVIEW/VIDEO - Ce matin, nous recevions Jacques Cheminade sur le plateau d’« A travers champs » au Salon International de l’Agriculture. Parcours politique, SNCF, agriculture… le Président de Solidarité & Progrès a répondu aux questions de nos journalistes.

Jacques Cheminade est revenu sur sa participation à la dernière élection présidentielle. Il en a profité pour soulever un problème, et pas des moindres : le financement des campagnes. « En 1965, les candidats recevaient 1 million de francs. Aujourd’hui, nous recevons une aide de 150 000 euros. Ceux qui ont des moyens financiers partent avec un réel avantage. C’est le monde de l’argent » souligne l’homme de 76 ans. Jacques Cheminade s’est porté candidat à trois élections présidentielles. En mai dernier, il atteint 0,18% des voix. Avec un tel score, le candidat ne peut être en partie remboursé. Il a perdu beaucoup d’argent. « J’ai perdu le petit héritage familial que j’avais. » ajoute-t-il. « Avec peu d’argent, je n’ai jamais pensé à être élu. C’est impossible. Rien que faire une réunion publique coûte entre 100 000 et 200 000 euros. » confesse-t-il. Concernant le fond, Jacques Cheminade reste convaincu qu’il a réussi à partager des idées. Il se félicite ainsi d’avoir été reçu par Emmanuel Macron à l’Elysée pour évoquer la séparation bancaire. Pourquoi ne pas continuer le combat au niveau local pour les législatives ? « Il faut être implanté localement. Je ne le suis pas. Donc je ne pense pas aux législatives ». Souvent moqué par sa conquête spatiale, Jacques Cheminade reste persuadé que c’est une nécessité. « Il faut découvrir des choses sinon on n’avance pas » rajoute-t-il. Alors à quand le premier voyage pour Mars ? Nous n’en saurons rien.

Jacques Cheminade : « [Edouard Philippe] ne pourra pas tenir ses promesses »

Jacques Cheminade a ensuite été interrogé sur la dernière déclaration d’Edouard Philippe concernant la SNCF. Le premier Ministre a notamment affirmé ne pas vouloir fermer les petites lignes mais vouloir réformer ce service public. Pour Jacques Cheminade, c’est assez simple : « il ne pourra pas tenir sa promesse. » Il rajoute ensuite que « ce n’est pas sa faute. C’est la faute du système dans lequel il accepte de s’insérer ». Il est ainsi convaincu qu’il faudra aider financièrement les régions pour aider à l’amélioration des lignes de chemins de fer. « La SNCF doit rester entièrement un service public » conclut-il. La CFDT prévoit une possible journée de grève le 14 mars. « Je soutiendrais cette grève, il faut défendre le service public » martèle Jacques Cheminade.

Sur le plateau d’« A travers champs », Jacques Cheminade assure être entouré par de nombreux jeunes prêts à continuer à partager ses idées. Est-ce en vue de la prochaine présidentielle ?

Photo : Fréquence ESJ / Lucas Pierre

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