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Roger Karoutchi : « Si on veut gagner en 2022, il faut ouvrir la porte et même les fenêtres pour rassembler ! »

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20H, L'INVITÉ - Le sénateur des Hauts-de-Seine était l’invité de notre émission politique mardi dernier. Il est revenu sur l’actualité, mais aussi sur son avenir en politique et celui de son parti, Les Républicains. 

La tribune des cent femmes a fait polémique ces derniers jours auprès des féministes, mais également auprès de la population. Roger Karoutchi a admis l’avoir lu. « J’ai été un peu gêné. Certaines allaient trop loin dans l’expression et ont desservi la tribune ». Pour le sénateur, il n’est pas question de remettre en cause la liberté d’expression, mais il faut trouver un équilibre entre la liberté d’expression et la justice. 

L’ancien inspecteur de l’Éducation nationale s’est également exprimé en faveur du nouvel APB : Parcoursup. « À priori, je préfère ce système-là ». Roger Karoutchi confirme qu’il fallait trouver un système plus cohérent que le tirage au sort, qu’il considère comme inadmissible. Mais malgré la mise en place du nouveau système d’orientation post-bac, le sénateur se dit étonné du fonctionnement des institutions sous le gouvernement Macron. En effet, il soulève le fait que Parcousup ait été mis en place sans avoir été voté par le Sénat. « Il faut respecter les lois », indique-t-il. 

Le casse-tête de Notre-Dame-des-Landes 

Concernant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Roger Karoutchi n’a pas hésité à exprimer sa surprise quant au comportement du gouvernement. « Il y aura forcément des mécontents », explique-t-il, « mais il faut respecter le vote du peuple ». En refusant de construire l’aéroport, le gouvernement prendrait un risque démocratique selon le sénateur. Pour lui, l’évacuation aurait dû être faite depuis deux ans déjà, et elle doit se faire. 

« Vous savez, quand on s’est pris la claque qu’on s’est prise à la présidentielle puis aux législatives, tous les coups sont difficiles à accepter. » Roger Karoutchi résume en une phrase la forme du parti des Républicains. Il dit ne pas avoir peur que tous les Juppéistes s’en aillent du parti. « On savait quelles étaient les réticences d’Alain Juppé ». Il dit ne pas être critique sur ces décisions, mais il voudrait que ceux qui partent ne ferment pas la porte à un possible retour. « Chacun a le droit à sa vie et à ses décisions. » 

Un parti à reconstruire 

Le sénateur des Hauts-de-Seine a également pris la parole pour parler du projet du Grand Paris. « Ce projet finira à 45 milliards et non pas en 2028, mais en 2035-2036 ». Pour Roger Karoutchi, le projet annoncé au départ par la région était complètement irréaliste. Il prend d’ailleurs pour exemple l’allongement de la ligne 4 du métro parisien depuis Porte d’Orléans jusqu’à Montrouge : « Pour faire une station, il avait fallu treize ans ! » Le sénateur se dit même quelque peu désespéré par ce projet : « Nous sommes dans un pays où on ne sait pas dire non, où l’exécutif est faible, où les lobbys sont forts ». Un constat qui était donc prévisible selon le sénateur. Selon lui, l’organisation du financement et du calendrier ne permettait pas l’aboutissement dans les temps de ce projet colossal. 

Concernant le projet de loi asile-immigration préparé par le gouvernement, Roger Karoutchi montre son agacement : « le budget est dérisoire ! » Selon lui, le problème du gouvernement aujourd’hui est qu’on régularise trop de personnes par rapport à nos capacités d’immigration, mais aussi qu’on laisse trop de poids à la morale et à la bien-pensance. « Il faut être raisonnable. » Il affirme qu’il faut arrêter d’accueillir des immigrés dits « économiques ». 

 

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Photo Garance Amespil/Fréquence ESJ

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